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La Côte d’Ivoire, qui dispose de solides atouts économiques, est une puissance régionale. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2e port d’Afrique subsaharienne, important réseau routier, aéroport international récemment agrandi. Dans le secteur agricole le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec plus de 40 % du marché. Il figure aux premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, noix de cajou, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agroalimentaire. Le secteur tertiaire (47 % du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, les transports, la distribution ainsi que les technologies de l’information et de la communication (TIC), dont la téléphonie mobile (5 opérateurs). Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole qui lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région. Après une croissance économique de 8 % par an entre 2012 et 2019, celle-ci s’est établie à 2,3 % en 2020 malgré le contexte sanitaire mondial et ses conséquences économiques (contre 6,7 % initialement prévue par le FMI). La résilience de l’économie ivoirienne s’explique en partie par la diversification relative de son tissu productif, la stabilité monétaire que lui confère son appartenance à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et l’importance du soutien des partenaires techniques et financiers. Par ailleurs, dans le cadre de la réponse à la COVID-19, le gouvernement a adopté un plan de soutien économique et social. Un rebond économique est attendu dès 2021, avec un taux de croissance projeté autour de 6 % par le FMI. Le programme national de développement (PND) pour la période 2021-2025 prévoit de grandes réformes structurelles visant à stimuler une croissance soutenue, tirée notamment par le secteur privé. La Côte d’Ivoire doit encore relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de retrouver pleinement son statut de moteur de la croissance économique régionale. Une meilleure redistribution de la croissance est également nécessaire pour l’amélioration durable des indices de développement
La Côte d’Ivoire est une économie diversifiée offrant des opportunités dans divers secteurs d’activité. Voici un aperçu des principaux secteurs économiques du pays présentés par le Plan National de Développement 2021-2025"
Commercial, Interiors
AGRICULTURE
RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
MINES
INDUSTRIE
HYDROCARBURES
ENERGIE
TRANSPORT
ECONOMIE NUMERIQUE
TOURISME ET LOISIRS
Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, pose comme postulat de son action à la tête de l´Etat, son ambition de « faire de la Cote d´Ivoire, un pays émergent à l´horizon 2020 »...
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Dès lors, il appartient au Ministère des Affaires Etrangères, de définir les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle donne, dans le contexte post-crise et de relance économique.
Après deux décennies de tentatives infructueuses, la Côte d´Ivoire a atteint le point d´achèvement de l´initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le 26 juin 2012.
Cela signifie pour le pays, l´effacement d´une partie de la dette extérieure qui était évaluée à environ 6500 milliards de francs CFA en 2009.
Notons que pour faire face à ses engagements extérieurs, la Côte d´Ivoire mobilisait près du tiers de ses ressources budgétaires de l´ordre de 600 milliards de francs CFA par an , au service de la dette.
L´allègement consécutif à l´atteinte du point d´achèvement donne des marges budgétaires plus importantes pour conduire d´autres actions en matière de lutte contre la pauvreté et d´autres investissements dans les infrastructures.
Par ailleurs, la croissance économique a repris à un rythme soutenu avec un taux de 9 % en moyenne depuis 2012.
Ces bonnes dispositions de l´économie nationale sont un signal fort pour les Investissements Directs Etrangers (IDE). Ce terrain est, à n´en point douter, favorable aux Ambassadeurs ivoiriens à l´étranger.
Au cours de son allocution du 22 décembre 2012, devant le corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire, réuni au Palais présidentiel, S.E.M. Alassane OUATTARA, Président de la République, a décliné la vision nouvelle de l’action diplomatique de notre pays, aux fins de renouer avec le rayonnement de la Côte d’Ivoire dans le concert des nations.
Cette vision, à valeur d’instruction, de la plus haute Autorité de l’Etat, que vous et nous, sommes chargés de mettre en œuvre, s’appuie sur un triptyque :
Selon l’expression du Président Felix HOUPHOUET BOIGNY, la Côte d’Ivoire est l’amie de tous et l’ennemie de personne. Cette pensée du Père de la Nation est le fondement philosophique de notre pays ou sa destinée.
A ce titre, la démarche diplomatique doit résolument s’inscrire dans un esprit d’ouverture au monde, dans le respect des spécificités des uns et des autres, sans parti pris.
Le coup d’Etat militaire de 1999, la crise militaro-politique de 2002 et la crise post-électorale de 2010, ont écorné l’image de la Côte d’Ivoire, naguère perçue comme un havre de paix et un modèle de progrès économique et social.
Aussi, appartient-il à sa diplomatie, de recadrer la perception de notre pays, par les dirigeants d’abord, par les opinions publiques étrangères ensuite, des Etats d’accréditation.
Par ailleurs, une action de veille est indispensable pour tenir la concurrence diplomatique, par un positionnement anticipateur, tourné vers la collecte d’informations et le lobbying.
Traditionnellement, la diplomatie est perçue comme la science des relations internationales, en général, et des rapports d’Etat(s) à Etat(s), en particulier. Il s’ensuit que ses spécialistes ou professionnels (les diplomates), sont formés pour représenter le Prince et l’Etat, auprès d’un autre Prince et d’une autre entité souveraine.
A cette conception, nous devons adjoindre dorénavant un volet économique.
Autrement dit, en sus de ses missions classiques, le Diplomate ivoirien, le Chef de Mission Diplomatique notamment, devra s’employer à être un apporteur d’affaires, un capteur d’investissements.
Au total, sans rompre avec les méthodes éprouvées qui lui ont valu bien des succès, la diplomatie ivoirienne est appelée à élargir son horizon et à appuyer fortement l’ambition légitime de Son Excellence Monsieur le Président de la République, de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020.
La constitution de base de données d’information et de documentation économiques et commerciales régulièrement actualisées « à l’effet de répondre aux différentes sollicitations » (site internet et CD roms, vidéothèque, photothèque, fiche signalétiques sur les entreprises étrangères opérant en Côte d’Ivoire, informations techniques sur les différents codes d’investissement (minier, pétrolier, télécommunications, etc.) ;
La réalisation d’un guide des affaires, des exportations et des investissements de chaque circonscription diplomatique.